Notice de démontage · Indice Chaise 2026 · 3 316 journées de travail passées au test

La réunion déborde. Le déjeuner se prend devant l'écran. La pause attendra.

Il est 16 h, vous n'avez pas quitté votre chaise depuis 9 h 30, et vous avez pourtant l'impression d'avoir couru toute la journée.

Votre entreprise est-elle devenue une chaise ?

Au travail, qu'est-ce qui décide vraiment combien vous bougez ? Votre volonté, ou votre agenda ? On a posé la question à 3 316 actifs. Leur réponse tient en une phrase : ce n'est pas vous qui êtes assis, c'est votre journée qui l'est. Cette notice la démonte pièce par pièce.

Indice Chaise 2026
11,2 / 24
Le score moyen des journées testées. 0, le mouvement gagne. 24, la chaise a tout pris. Pour deux répondants sur trois, le match est serré.
OutillagePersonnel requis
AucunToute l'équipe, direction comprise
Commencer le démontage ↓
Pas encore de verdict ? Testez votre journée en 3 minutes →
Une étude EGYM Wellpass, la plateforme de sport et de bien-être des salariés · Avec MindDay, MoveBreak et Lucis Life · Réponses anonymisées dans l'analyse · Méthode dans la fiche technique
Étape 1 / 5 · P. 02 · Pièce A · Assise

La réunion de 14 h était prévue pour une heure. Il est 15 h 40. Quelqu'un dit « on termine sur ce point » pour la troisième fois. Vous avez changé de position quatre fois sur la même chaise. Personne ne s'est levé. Ce n'était pas une longue journée. C'était une longue réunion.

1

Soulevez l'assise

À partir de combien de temps assis le corps proteste-t-il ?
Ce qu'on croit savoir
67 %

des répondants passent 6 heures ou plus assis par jour de travail. C'est le chiffre que tout le monde cite. Il ne dit presque rien : le total n'est pas ce que le corps compte.

Ce que les réponses racontent

Le corps ne compte pas en heures. Il compte en blocs.

On a rangé les 3 316 répondants selon leur plus long moment assis sans se lever. Puis on a regardé combien finissent la journée fatigués ou tendus.

↑ Part de journées qui finissent fatiguées ou tendues 47 %75 %85 %86 % Plus long bloc assis :moins de 45 min45 min à 1 h 301 h 30 à 2 hplus de 2 h
Comment lire

Chaque point, c'est un groupe de répondants. À gauche, ceux qui ne restent jamais assis plus de 45 minutes d'affilée : 47 % finissent la journée fatigués ou tendus. Dès que le bloc dépasse 45 minutes, on passe à 75 %. Au-delà d'1 h 30, 85 %, et ça ne monte presque plus : le dommage est fait. Un tiers des répondants dépassent 2 heures d'affilée. Deux sur trois dépassent 1 h 30. Autrement dit : la réunion de 14 h.

Un bloc long fait autant de mal qu'un gros volume.

Deux profils opposés, même mesure : combien finissent la journée fatigués ou tendus.

Assis moins de 4 h par jour, mais avec un bloc d'1 h 30 d'affilée
79 %
finissent la journée fatigués ou tendus
Assis plus de 8 h par jour, mais jamais plus d'1 h 30 d'affilée
81 %
finissent la journée fatigués ou tendus

Quatre heures mal découpées coûtent autant que huit heures fractionnées. Et moins de 4 h sans bloc long : 43 %. Il ne faut pas compter que les heures. Il faut compter les fois où l'on se lève.

Ce que disent les autres étudesSelon le playbook WellSummit 2025, la mortalité toutes causes augmente d'environ 2 % par heure assise entre 4 et 8 heures par jour, de 8 % par heure au-delà de 8 heures, et de 34 % au-delà de 10 heures, même chez les personnes actives. Le mal de dos représente 30 % des arrêts de travail courts en France (webinaire YouGov × Wellpass, janvier 2026). Ce que notre quiz ajoute : le seuil où la journée bascule n'est pas à 8 heures, il est à 45 minutes d'affilée.
Ce que ça nous apprend

S'asseoir n'est pas dangereux. Ne pas se relever l'est. Et le seuil, d'après 3 316 journées, se situe autour de 45 minutes. C'est moins qu'une réunion d'une heure. Ce n'est pas un hasard : la plupart des blocs longs ne sont pas des choix, ce sont des invitations dans un agenda.

Le seuil des 45 minutes. Après, le corps ne négocie plus.
Alexandre Brossard · Ostéopathe, cofondateur de MoveBreak
« Le problème ne commence pas quand vous vous asseyez. Il commence quand vous ne vous relevez pas. »
Ce que l'entreprise décide ici

La durée par défaut d'une réunion dans l'outil d'agenda. 45 minutes au lieu de 60, c'est un réglage, pas un programme. Et une règle simple pour celles qui débordent : au-delà de 45 minutes, on se lève, même une minute, même mal.

!Ne forcez pas. L'assise n'est pas fixée par des vis, elle tient par l'agenda.
Étape 2 / 5 · P. 03 · Pièces B ×5 · Roulettes

19 h 10. Vous poussez la porte de la salle. Le sac était dans la voiture depuis ce matin, vous avez failli renoncer deux fois. Une heure plus tard, vous ressortez avec l'impression d'avoir rattrapé la journée. La journée, elle, a duré neuf heures. Vous l'avez passée assis.

2

Dévissez les roulettes

Le sport du soir répare-t-il la journée ?
Ce qu'on croit savoir
81 %

des répondants font du sport au moins une fois par semaine. 43 % trois fois ou plus. Et ça se voit : les sportifs à trois séances terminent moins souvent leur journée en fatigue (74 % contre 83 % pour une à deux séances) et annulent moins leur mouvement prévu (45 % contre 57 %). Mais 69 % d'entre eux passent quand même 6 heures ou plus assis chaque jour. Le sport ne raccourcit pas vos réunions.

Ce que les réponses racontent

Le sport protège. L'entreprise décide combien.

Quatre profils. Une seule mesure : la part de journées qui finissent avec de la fatigue ou des tensions.

Fait du sport 3 fois par semaine · son entreprise encourage à bouger
53 %
de ses journées finissent fatiguées ou tendues. La meilleure case : la seule où une personne sur deux rentre sans rien.
Fait du sport 3 fois par semaine · son entreprise n'a rien prévu
82 %
de ses journées finissent fatiguées ou tendues. Mêmes séances qu'à gauche. 29 points de plus.
Ne fait pas de sport · son entreprise encourage à bouger
64 %
de ses journées finissent fatiguées ou tendues. Pas de séance, mais une journée qui bouge.
Ne fait pas de sport · son entreprise n'a rien prévu
87 %
de ses journées finissent fatiguées ou tendues. La pire case.
Lecture 1, de haut en bas, ce que le sport apporte

Là où l'entreprise encourage à bouger, trois séances par semaine font passer la fatigue de 64 % à 53 %, onze points. Là où rien n'est prévu, de 87 % à 82 %, cinq points. Mêmes séances, rendement doublé quand la journée les laisse faire.

Lecture 2, de gauche à droite, ce que l'entreprise apporte

Pour un sportif, passer d'une entreprise où rien n'est prévu à une entreprise qui bouge, c'est de 82 % à 53 %, vingt-neuf points. Pour un non-sportif, de 87 % à 64 %, vingt-trois points. Des points sur lesquels le salarié n'a pas la main. C'est l'entreprise qui décide combien le sport rend. Et la diagonale ? Elle ne dit pas que l'un remplace l'autre : la meilleure case est celle où les deux sont réunis.

Bases 256, 593, 115 et 249 répondants. Les mêmes profils ont aussi plus ou moins de blocs assis longs (39 %, 68 %, 34 %, 72 %) : le détail est dans la fiche technique, question 4.

Une journée mal organisée gaspille la séance.

Un sportif à trois séances par semaine termine sa journée en fatigue ou tensions dans 71 % des cas quand ses blocs assis restent sous 2 heures. Dans 82 % des cas quand un bloc dépasse 2 heures. Mêmes séances, onze points d'écart. Ce n'est pas le sport qui a changé, c'est l'agenda.

Ce que disent les autres étudesLe paradoxe est national. Dans l'étude YouGov × Wellpass 2026, 67 % des salariés français font de l'activité physique hors travail, et 71 % jugent pourtant leur routine de travail sédentaire (66 % en Allemagne et aux États-Unis). On peut courir un semi-marathon le dimanche et être biologiquement à l'arrêt le lundi à 10 h. L'étude Lucis × Wellpass va plus loin : parmi les sportifs symptomatiques, un sur cinq fait plus de 40 minutes de sport par jour et cumule quand même au moins deux symptômes, fatigue persistante en tête. Le sport protège. Il protège davantage quand la journée le laisse faire. Ce que notre quiz ajoute : combien l'entreprise lui laisse rendre.
Ce que ça nous apprend

La sédentarité n'est pas le contraire du sport. C'est le temps passé assis entre deux séances, et le corps ne fait pas la moyenne. La séance de 19 h est réelle, elle protège, nos experts le répètent dans le rapport : c'est la prévention la mieux démontrée qui existe. Ce que cette étude ajoute, c'est qu'elle ne travaille pas seule. Elle rend deux fois plus quand l'entreprise lui laisse la place dans la journée. Une offre sport et un agenda qui la respecte, ce n'est pas un choix entre les deux. C'est le même geste.

Le sport ne raccourcit pas vos réunions. Il réduit la facture. Et deux fois plus quand l'entreprise bouge.
Dr Eugenia Rodriguez · Médecin, médecine préventive, sport et nutrition, Lucis Life
« On ne s'entraîne pas mardi pour être encore couvert vendredi. »
Ce que l'entreprise décide ici

Si l'offre sport qu'elle finance a le droit de rendre. Un accès cofinancé dans une journée qui ne laisse ni transition ni permission rend 5 points. Le même accès dans une journée qui bouge en rend 11. L'offre est la même. Le rendement, non.

!Les roulettes tournent encore une fois démontées. C'est normal : elles n'ont jamais été le problème. Remontez-les sur une journée qui avance.
Étape 3 / 5 · P. 04 · Pièce C · Dossier · Pièce retrouvée

11 h 05. Vous pourriez vous lever. Rien ne l'interdit, c'est écrit nulle part, et votre manager ne dirait rien. Vous regardez l'open space. Personne n'est debout. Vous ouvrez un autre onglet.

3

Déposez le dossier

Qui décide que vous ne vous levez pas ?

Agrandi, le dossier ressemble beaucoup à un immeuble de bureaux. C'est lui qui décide de la posture de tout le monde, sans jamais se montrer.

Ce qu'on croit savoir
82 %

disent pouvoir couper l'immobilité deux ou trois minutes au moins une fois par heure. Sur le papier, la pause est permise presque partout.

Ce que les réponses racontent

1. L'écart de permission

Trois chiffres, dans l'ordre. Ce qu'on a le droit de faire, ce qu'on fait, et ce qui change entre les deux.

1 · La permission
82 %
des répondants disent pouvoir se lever deux ou trois minutes au moins une fois par heure. La permission existe presque partout.
2 · Le geste
57 %
de ces mêmes personnes restent pourtant assises 1 h 30 ou plus d'une traite. La permission existe. Le geste, non.
3 · Ce qui change le geste
38 %
seulement restent assises 1 h 30 quand l'entreprise encourage à bouger. 66 % quand rien n'est prévu. Même permission, pas le même environnement.
Comment lire

La permission existe. Le geste, non. Et « souvent » ne suffit pas : ceux qui peuvent se lever « souvent » ont 68 % de blocs longs, ceux qui le peuvent « presque toujours », 45 %. Une permission tacite ne vaut rien. Le test ne pose pas la question du manager ; il mesure l'écart entre une entreprise qui encourage et une qui ne prévoit rien. Notre lecture : seule la permission visible, celle du manager qui se lève le premier, change le geste. C'est la scène de 11 h 05 : personne n'est debout, donc personne ne se lève.

2. La triple peine

Une barre = les 3 316 répondants. À gauche, ceux qui cumulent les trois contraintes d'organisation. À droite, ceux qui n'en ont aucune.

23 %
le reste · 62 %
15 %
Triple peine : bloc d'1 h 30 ou plus, moins de 5 minutes entre deux blocs, aucun dispositif vivant
Zéro contrainte sur les trois

91 % des répondants en triple peine terminent leur journée en fatigue ou tensions, 36 % avec les deux. 58 % chez ceux qui n'ont aucune des trois contraintes, 18 % avec les deux. Trente-trois points d'écart. Aucun des trois critères n'est un choix du salarié : la longueur des blocs, les transitions et les dispositifs sont décidés par l'organisation. C'est la définition chiffrée de ce que cette étude appelle la sédentarité imposée. Elle concerne un répondant sur quatre.

3. Chaque contrainte ajoute sa facture

Trois contraintes que l'organisation décide à votre place : un bloc assis d'1 h 30 ou plus, moins de 5 minutes entre deux blocs, aucun dispositif vivant. On a compté combien chacun en cumule, de zéro à trois. Puis combien finissent la journée fatigués ou tendus.

58 %
finissent fatigués ou tendus
0 contrainte · 15 % des répondants
73 %
finissent fatigués ou tendus
1 contrainte · 28 %
84 %
finissent fatigués ou tendus
2 contraintes · 34 %
91 %
finissent fatigués ou tendus
3 contraintes, la triple peine · 23 %
Comment lire

Une marche = une contrainte de plus dans la journée. Quinze points de fatigue par marche, à peu près. Les annulations de mouvement prévu suivent la même pente : 35 %, 48 %, 52 %, 62 %. Et la pratique sportive baisse à mesure que les contraintes s'empilent (47 % de sportifs à trois séances sans contrainte, 38 % avec les trois) : la journée ne se contente pas de fatiguer, elle grignote aussi la séance.

4. La permission suit la culture

Une seule mesure : la part de répondants qui peuvent se lever « presque toujours », au moins une fois par heure.

Là où l'entreprise encourage à bouger
69 %
peuvent se lever presque toujours. Et 30 % n'ont jamais de bloc assis de plus de 45 minutes.
Là où rien n'est prévu
31 %
peuvent se lever presque toujours. Et 6 % seulement n'ont jamais de bloc de plus de 45 minutes.
Comment lire

La permission n'est pas une règle écrite, c'est une ambiance. Elle double là où l'entreprise la rend visible. Et seul « presque toujours » protège : 20 % de blocs courts chez ceux qui peuvent se lever presque toujours, 4 % chez ceux qui le peuvent « souvent ». Une permission à moitié est une permission refusée. L'étude YouGov × Wellpass le dit autrement : 64 % des salariés lient leur santé au comportement de leur manager.

5. Ce que chacun voit, ce que chacun a

Dirigeant·esRH / DRHSalarié·es
Voient au moins une réunion qui aurait pu bouger (personnes en réunion)82 %73 %63 %
Plus de 10 minutes entre deux blocs29 %12 %22 %
« Tout s'enchaîne »8 %13 %11 %
Triple peine14 %30 %24 %
Zéro contrainte24 %7 %14 %
Comment lire

Le dirigeant voit la réunion mobile. Le salarié la subit. Et la fonction qui porte la politique bien-être, les RH, est celle qui cumule le plus de contraintes : 30 % en triple peine, 7 % sans aucune. Qui tient l'agenda de ceux qui tiennent l'agenda ?

6. Plus l'agenda serre, plus il soulève vos séances

Part de ceux qui ont annulé du mouvement prévu plusieurs fois ou régulièrement en trois mois, selon le temps réel entre deux blocs.

Plus de 10 minutes entre deux blocs
41 %
5 à 10 minutes
50 %
Moins de 5 minutes
55 %
Rien, tout s'enchaîne
61 %
Comment lire

43 % des répondants ont moins de cinq minutes, ou rien, entre deux blocs. « Tout s'enchaîne », c'est leur expression, pas la nôtre. Quand tout s'enchaîne, 53 % ont un bloc de plus de 2 heures ; avec plus de dix minutes entre deux blocs, 29 %. Et même la permission n'y résiste pas : chez ceux qui peuvent se lever « souvent », les blocs longs passent de 63 % (transitions larges) à 79 % (tout s'enchaîne). Seul « presque toujours » tient, autour de 42 %, quoi qu'il arrive.

Ce que ça nous apprend

La sédentarité au travail n'est pas une somme de choix individuels. C'est le produit d'un agenda : des blocs trop longs, des transitions trop courtes, et une permission que personne n'a écrite parce que personne n'a pensé qu'il fallait l'écrire. Aucune règle interne n'interdit de se lever. Mais une journée qui ne laisse ni le temps ni l'exemple ne laisse pas non plus le geste. Ce que l'entreprise impose, elle peut le défaire. C'est même la seule qui le peut.

Personne n'interdit de se lever. Simplement, personne ne le fait quand personne ne le fait.
Dr Hervé Montes · Psychiatre, directeur scientifique de MindDay
« La vraie question n'est pas comment trouver plus de motivation. C'est comment concevoir ma journée pour que le mouvement devienne la voie de moindre résistance. »
Ce que l'entreprise décide ici

Deux choses, et aucune ne coûte un euro. Cinq minutes de transition inscrites par défaut entre deux blocs dans l'outil d'agenda. Et un manager qui se lève le premier, à voix haute, en réunion : la permission existe déjà, il manque quelqu'un pour la rendre visible. Chez Wellpass, ça ressemble à ça : « Je me lève en réunion, je marche en parlant, je fais les cent pas dans le bureau pendant un call. Pas pour me faire remarquer. » Jennifer Sitruk, directrice France et Belgique.

!Le dossier est lourd. Prévoyez deux personnes : un manager et son agenda.
Étape 4 / 5 · P. 05 · Pièces D ×2 · Accoudoirs

Le challenge a été lancé un lundi de janvier, avec une affiche dans l'ascenseur et un message sur le canal général. Trente-deux inscrits la première semaine. L'affiche est toujours dans l'ascenseur. On est en octobre.

4

Retirez les accoudoirs

Les dispositifs qu'on vous propose servent-ils à quelque chose ?
Ce qu'on croit savoir
60 %

des répondants décrivent une entreprise où rien n'est prévu pour bouger (42 %), ou des initiatives qui existent mais vivent peu (18 %). Seuls 16 % disent que bouger est encouragé et facile.

Ce que les réponses racontent

1. Une initiative qui ne vit pas ne fait pas mieux que rien

On a rangé les répondants selon ce qu'ils disent de leur entreprise, du plus facilitant au moins facilitant. Une seule mesure : combien finissent la journée fatigués ou tendus.

Placez votre entreprise
Chez vous, bouger pendant la journée, c'est…

Ce sont les mots des répondants. Votre réponse surligne votre marche ici, et le modèle qui lui correspond dans la gamme.

58 %
finissent fatigués ou tendus
« Bouger est encouragé et facile »
77 %
finissent fatigués ou tendus
« Des solutions existent, faciles à utiliser »
89 %
finissent fatigués ou tendus
« Des initiatives existent, mais vivent peu »
85 %
finissent fatigués ou tendus
« Rien n'est prévu »
Comment lire

Plus on va vers la droite, moins l'entreprise facilite le mouvement, et plus la journée finit mal. Sauf une marche : la troisième est plus haute que la quatrième. Les salariés qui ont des initiatives « qui vivent peu » sont les plus fatigués de tous, 89 %, devant ceux qui n'ont rien. L'affiche dans l'ascenseur ne fait pas rien. Elle rappelle chaque matin que rien ne s'est passé. Les blocs assis longs suivent la même pente : 38 % quand bouger est encouragé, 72 % quand rien n'est prévu.

2. Le télétravail n'est pas coupable. Mais chez vous, personne ne vous interrompt.

Personnes sur écran, journée comparable.
Sur siteHybrideÀ distance
Assis 6 h ou plus81 %82 %83 %
Plus long bloc : plus de 2 h36 %36 %46 %
Comment lire

À journée comparable, le lieu ne change rien au volume. Il change la longueur des blocs : à distance, dix points de plus de blocs de plus de deux heures. Le débat n'est pas le retour au bureau. C'est l'agenda, où qu'il se déroule. À distance, la matinée ne compte pas : 25 % des télétravailleurs atteignent leurs 1 000 pas après 14 h (13 % sur site), 30 % ne savent pas (22 %). Le trajet était un déclencheur. Personne ne l'a remplacé.

3. Ceux qui ne comptent pas ne bougent pas

22 % ne savent pas à quelle heure ils atteignent leurs 1 000 premiers pas. Parmi eux, 33 % font du sport trois fois par semaine et 69 % ont des blocs longs.

29 % y sont avant 9 h. Parmi eux, 53 % font du sport trois fois par semaine et 57 % ont des blocs longs.

Mesurer, c'est déjà bouger. Si vous avez fait le test, vous venez de commencer.

Ce que disent les autres étudesL'étude Lucis × Wellpass mesure l'autre face de l'escalier : 86 % des salariés interrogés ont accès à un avantage sport, 97 % de ceux qui l'utilisent le trouvent utile. Et pourtant 25 % pensent que leur entreprise n'a rien fait, 21 % ne savent même pas si elle a essayé. Une part du budget santé des entreprises est invisible, donc inutile. Le premier geste n'est pas d'acheter. C'est de dire.
Ce que ça nous apprend

Il y a deux conversations à avoir, pas une. La première : mettre en place une offre. La seconde, celle qu'on oublie : la rendre vivante. Une salle partenaire dont personne ne parle, un bureau assis-debout dont on ne se lève jamais, un challenge sans suite. Chaque accoudoir a été posé pour de bonnes raisons. Mis bout à bout, ils dessinent une journée où plus rien n'oblige à bouger, et où plus rien ne le déclenche.

Un dispositif qui existe mais ne vit pas change peu le match. Il peut même le perdre.
Alexandre Brossard · Ostéopathe, cofondateur de MoveBreak
« Vous ne manquez pas d'informations. Vous manquez de déclencheur. »
Ce que l'entreprise décide ici

Si son dispositif a un animateur, un rendez-vous et une date de rappel, ou seulement une affiche. Une offre vivante, c'est quelqu'un qui en parle chaque mois, un créneau collectif dans l'agenda, et un déclencheur dans la journée. Sans ça, l'offre existe. Elle ne vit pas.

!Les accoudoirs se retirent facilement. Les remettre demande que quelqu'un s'en serve.
Étape 5 / 5 · P. 06 · Pièce E · Piètement

Au COMEX, quelqu'un propose de faire le point hebdo en marchant. Tout le monde trouve l'idée bonne. Au même moment, deux étages plus bas, quelqu'un demande si l'entreprise pourrait participer à son abonnement. Les deux ont raison. Ils ne sont pas dans la même réunion.

5

Démontez le piètement

Qu'est-ce qui ferait vraiment la différence, et pour qui ?

Le piètement, c'est la partie qu'on ne regarde jamais. Il porte tout le reste. On a demandé à 3 316 personnes ce qui, dans leur entreprise, ferait le plus de différence. Deux réponses chacune.

Ce qu'on croit savoir
Pouvoir tenir certaines réunions debout ou en marchant
33 %
Une offre sport accessible, cofinancée par l'employeur
30 %
Des horaires plus souples pour préserver une activité prévue
28 %
Des espaces ou équipements qui facilitent les déplacements
25 %
Une culture managériale qui autorise vraiment les pauses
21 %
Des rendez-vous collectifs, défis ou rappels
21 %
Davantage de temps entre les réunions
16 %
Ce que les réponses racontent

1. On demande ce qu'on n'a pas. Et le COMEX ne demande pas la même chose que l'open space.

LevierDirigeant·esSalarié·es
Réunions debout ou en marchant49 %32 %
Offre sport cofinancée16 %32 %
Davantage de temps entre les réunions25 %15 %
Culture managériale qui autorise les pauses12 %22 %
Comment lire

Le dirigeant veut changer la forme des réunions, il a la main dessus. Le salarié veut une offre autant que des réunions debout, et une permission. Rien de tout ça ne dépend de lui. Les deux ont raison. Ils ne se parlent pas. Et le dirigeant a le temps : 29 % ont plus de dix minutes entre deux blocs (22 % en moyenne), 8 % seulement enchaînent tout. Pourtant 60 % annulent leur mouvement prévu plusieurs fois ou régulièrement, contre 50 % des salariés. Ce n'est pas le temps qui manque en haut. C'est la priorité. Et ce que le dirigeant s'impose, il l'impose à l'agenda de tous.

2. Un levier par population

Là où rien n'est prévu

27 % demandent une culture qui autorise les pauses

Là où bouger est encouragé

11 % la demandent, et 33 % ne demandent rien

Chez ceux qui ne font pas de sport

43 % demandent une offre sport cofinancée, 15 % des réunions debout

Comment lire

Il n'y a pas un levier. Il y a un levier par population, et il dépend de ce qu'elle a déjà. Les office managers, eux, demandent des défis collectifs à 34 % : ce sont eux qui font vivre les dispositifs, ils savent ce qui manque.

Ce que disent les autres étudesLe temps est le premier frein cité par les salariés pour bouger : 38 % dans l'étude Lucis × Wellpass. Les mêmes font pourtant 20 à 40 minutes de sport en moyenne. Ce qui leur manque n'est pas l'envie, c'est l'autorisation implicite de bouger pendant les heures où ils ont de l'énergie. Et cette permission, on ne peut pas se la donner seul. C'est pour ça que les réunions mobiles et les horaires souples, premier et troisième leviers de notre classement, ne coûtent rien et pèsent tant : ce sont des permissions.

3. Le verdict collectif

Indice Chaise 2026
17 %
68 % le match est serré
15 %
Le mouvement garde l'avantage
Le match est serré
La chaise mène largement
  • 17 % Le mouvement garde l'avantage
  • 68 % Le match est serré
  • 15 % La chaise mène largement

Score moyen : 11,2 sur 24. Pour deux répondants sur trois, le match se joue à peu de chose. C'est la bonne nouvelle de cette étude : la chaise ne mène pas largement. Le match se joue aux points, sur des détails d'organisation. Et un match serré, ça se renverse. Rendez-vous en 2027 pour la deuxième édition.

Ce que ça nous apprend

À la question du départ, qu'est-ce qui décide vraiment combien vous bougez au travail, les répondants répondent en trois mots : du temps, de la permission, une offre. Pas les trois pour tout le monde. Mais pour chacun, celui qui lui manque. Et celui qui manque est presque toujours entre les mains de quelqu'un d'autre : celui qui tient l'agenda.

Ce que les gens demandent, ce n'est pas une meilleure chaise. C'est une journée qui leur permet de la quitter.
Dr Eugenia Rodriguez · Médecin, médecine préventive, sport et nutrition, Lucis Life
« Dès qu'on se remet à bouger, le muscle reprend le glucose plus vite. On le voit dès le repas qui suit. Le corps a de la mémoire. »
Ce que l'entreprise décide ici

De mettre les deux réunions dans la même pièce. Le COMEX décide de la forme des réunions et des transitions. Il décide aussi de cofinancer, ou pas, l'offre que l'open space demande deux fois plus que lui. Les deux leviers ne se remplacent pas. Ils se complètent, et le premier conditionne le rendement du second.

!Le piètement démonté, la chaise ne tient plus debout. C'est le but.